Et maintenant

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Je sais que ça fait très longtemps que je n’est pas écrit d’articles.
Je n’en ressentait pas le besoin et plus vraiment l’envie.
Mercredi j’ai appris une nouvelle qui m’a quelques peut laisser pantoise…
K. est se qu’on appelle aujourd’hui un enfant intellectuellement précoce.  Un enfant surdoué comme on disait quand j’étais jeune 😉

Et maintenant ?

Et bien maintenant tu te débrouille !

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Je suis…

Je ne sais pas. 

Depuis la naissance de K. il c’est passé un truc assez peut commun il me semble. Je ne sais plus qui je suis. 

Je ne me reconnais plus.  autant physiquement que mentalement. 

Physiquement j’ai envie de dire c’est logique. Je suis passée de 80 à 120 kg à l’époque et maintenant j’en fait 130. Donc à la limite ça je peut comprendre. 

Mais je ne reconnais plus mes réactions, je ne reconnais plus mes rêve (en ai je toujours?) Moi qui passait mon temps à rêvasser, qui n’avais pas les pieds sur terre, qui me prenais pour une héroïne de roman que suis je devenu? 

Une maman aigri qui ne se supporte plus et ne supporte que difficilement ses enfants, toujours au bords des larmes et qui ne crois plus en l’avenir? Est ce vraiment se que j’ai envie d’être? Non pas vraiment. 

Je sais bien que je ne pourrais jamais retrouver l’insouciance et la confiance en l’avenir que j’avais « avant ». 

Avant que tout s’écroule un jour dans la salle de bain. Avant que je vois ce petit plus s’afficher sur un fichue teste. 

Ce petit plus qui ne veut pas s’afficher aujourd’hui mais qui à l’époque ne c’est pas gêner pour venir. Se petit plus qui sans rien demander est venu saccager mes rêves, mettre le doute sur mon avenir. Je ne lui avait rien demander moi à se plus. Je voulais, encore un peut, faire la folle, trop boire et oublier d’aller en cours le lendemain. Je voulais un jour le vouloir se plus. Je voulais me l’imaginer, l’attendre, l’espérer. « comme tous le monde ». Je ne voulais me le prendre en pleine figure et ne pas savoir qu’en faire. 

Se petit plus, m’a fait grandir, trop vite, trop tôt, pas comme je le voulais. Une fois de plus. Une fois de trop? 

Et à qui le dire? Ce plus tellement de femmes l’attende tous les mois. Comment dire que pour moi ce n’étais pas le bon moment? Comment dire qu’on à penser faire comme si il n’étais pas là? Comment dire qu’on ne voulais pas le voire se plus? Comment dire que non, je préférerais qu’il s’en aille tous seul se plus? Comment dire qu’on ne sais pas quoi faire? Comment dire? A qui le dire? A qui faire confiance? Qui ne va pas nous juger d’être perdu? Qui ne va pas encore nous dire qu’il fallait y penser avant? Qu’il y à des façon de ne pas faire de plus? 

Alors on garde tout au fond de nous. On met du poids dessus pour ne pas que ça ressorte. On fait avec. On fait comme si. Comme si on était la plus heureuse. C’est se qu’on doit être après avoir vu un petit plus rose sur un test non? On fait comme si tout allait bien. On développe une phobie des blouses blanche. On fait des crises d’angoisse la nuit. On ne dort pas. On pleure. 

Mais on est heureuse hein oui oui se sont les hormones du plus. 

Et on change. On change pour masquer, on change pour crier au secours la bouche fermée. 

Quand un plus rose devient un K. on culpabilise. Et si K. avait tout sentit quand il n’étais qu’un plus?  Et si il savait que je ne l’avait pas aimé de suite? Et si il savait que j’avais penser à ne pas le laisser se transformer en K. Et si il savait que j’avais voulut qu’il parte de lui même? 

Il est devenu K. trop tôt? C’est de ma faute, je ne suis pas une bonne mère. La dame avait raison . 

Il ne dort pas? C’est de ma faute par ce que je ne l’ai pas aimé de suite. J’ai été angoissé. 

Il est colérique? C’est de ma faute

C’est de ma faute, c’est de ma faute, tout est de ma faute. 

Mais pour ne pas que ça se sache il faut que la maison soit nickel, il faut que je m’occupe de lui tout le temps. 

Sinon tous le monde va savoir que je suis une mauvaise mère et on va venir me le prendre. 

 

Comment ais je pu devenir comme ça? Moi qui rêvais de costumes de princesse, de paillettes et de projecteurs? 

Que suis je devenu? Qui est cette étrangère qui me regarde dans les miroirs? Est ce moi? Non je ne peut pas être devenu ça. Si dure, si froide, si colérique, si impatiente… Alors je suis quoi moi? Je suis qui? Je suis où? 

Propre/pas propre…

D. à 2 ans 1/2. Ça devrai être un age comme un autre, mais non. Non car à cet âge là certains sont propre, certains sont déjà à l’école. Et comme dans ce pays dès qu’il s’agit d’enfants personne n’est capable de s’occuper de ses affaires je dois toujours répondre à des questions!

Il parle? Il est propre? Il va à l’école? Il va à l’école l’année prochaine?

Non il est muet, ne se lave jamais et on à décider dans faire un inculte!

Le miens à cet âge là ceci, le fils de la fille de la voisine de la grand mère du père du pape il faisait ça à cet age là…

Non mais oh!

Et si on le laissait aller à son rythme? Bon j’avoue quand il fait pipi sur le canapé alors que je viens de lui demander si il à besoin de faire pipi je râle! Mais là c’est mon rôle non? Je ne le compare pas à son frère. Sinon il n’est pas près d’être propre.

Oui je me suis étonné qu’alors qu’il était propre tout d’un hop il ne fait PLUS UN SEUL pipi au pot. Mais j’ai réfléchit et à se même moment il c’est mis à parler d’un coup. Bon j’ai compris. Il ne peut pas faire les deux.

Là sur mon profil perso j’ai vu que le fils d’une « copine » qui est né à quelques jour de D. allait rentré à l’école demain. Tant mieux pour elle si il est propre. De toute façon dans l’école de K. ou on va mettre aussi D. ils ne font pas de rentrée comme ça en cours d’année. D. ne l’est pas. Et bien je ne dit rien de tout ça son statut par ce que je sais que je vais avoir le droit à tout un tas de jugement. Déjà son fils a à peine 2 ans était dans un lit de grand. Je trouve ça trop jeune. Mais c’est mon avis à moi. Je ne juge rien. Comme je n’est pas envie de me prendre là tête là dessus je ne dit rien.

Mais je trouve ça idiot de se sentir freinée par un jugement possible. Quand est ce que tout le monde va comprendre que les enfants ne sont pas tous identique? Quand est ce qu’on va laisser les enfants évoluer à leurs rythmes? Sans comparer les enfants les un avec les autres? Et pourquoi être propre le plus tôt possible est mieux? Est ce que par se que mes fils ont été propre après 2 ans 1/2 ils sont plus bête? Je ne crois pas. A Bébé9 hier D. à dit merci au couple qui lui à ouvert la porte!

Laissons les vivre non?

Fils1

Dans un commentaire il y a quelques jours je disais qu’il fallait que je fasse un article sur mon premier fils, ainsi que sur cette grossesse.

Je souhaitait vous en parler car je suis tombée enceinte dans des conditions particulière.

En effet je suis tombée enceinte au bout de 5 mois de relation avec mon copain, et 2 mois de vie commune.

J’étais encore étudiante à la fac, en deuxième première année de licence arts du spectacle, on vivait dans 30m².

J’ai gardé ma chambre en cité U « au cas où ». J’avais un peut peur d’emménager avec lui de suite. Je n’avais jamais vécu avec personne depuis que j’avais quitté ma mère. Mais vivre chez mon père était devenu impossible. Il fallait que je parte sinon je serais devenu folle! J’étais en vacances entre ma première année de fac et ma deuxième première année de fac. Et lui il voulait absolument que je travail. Comme si dans le 56 c’était facile de trouver un travail d’été! Toutes les boîtes d’interim cherchaient des hommes ou bien marquaient qu’elles ne prenaient plus d’inscription d’étudiants. Mais pour lui il fallait que je trouve. hum lui aussi mérite un article je pense, ou 2, ou 3. Donc j’ai pris mes clics et mes clacs et je suis partie chez une copine. Un autre article pour vous raconter toute notre histoire a moi et Chéri. Donc on est sortit ensemble le 7 juillet 2007 (07/07/07) il parait que ça porte bonheur. En aout j’ai trouvé un travail à Brest et fin aout j’ai emménagé à Rennes chez mon copain.

Je devais avoir mes règles pour Noël mais arrivé au premier de l’an toujours rien! Je me doutais bien que j’étais enceinte. Mais je me disais que ce n’étais pas possible, 1 mois avant j’avais eut rendez vous, enfin, chez la gyneco de la fac pour avoir la pilule. J’attendais c’est P(bip) de règles pour prendre le premier comprimé. Je trouvais que j’étais fatiguée, j’avais mal au ventre et aux seins, comme quand mes règles vont venir mais il n’y avait rien.

Je me décide à faire un test de grossesse pas très longtemps après le 1er de l’an 2008. Résultat : positif! Je me souviendrais toujours des mots que j’ai dit à Chéri « Et maintenant on fait quoi? » par contre je ne me souviens plus du tout de se sa réponse. Je ne savais pas du tout quoi faire. On fait quoi quand on tombe enceinte? Je n’en savais rien du tout. Donc j’ai appelé l’espace médical de la fac. J’y suis allez avec mon copain (si, si c’est important de le souligner) on était aussi perdu l’un que l’autre. J’ai vu une infirmière, qui m’a bien expliqué quoi faire si je voulais le garder et quoi faire si je ne voulais pas. J’en est profité pour prendre rendez vous avec l’assistante sociale histoire d’avoir toutes les informations en mains. Après je suis allez voir un des médecin de la fac pour avoir une ordonnance pour une prise de sang pour le test de grossesse sanguin. Et là je me suis fait engueulée comme pas possible! Comme si c’était de ma faute si j’étais enceinte et que c’était sur et certain que je ne le garderais pas. Comme quoi la contraception d’urgence ça existe etc… J’en est parlé à l’infirmière que j’ai vu après le test de grossesse. Qui bien entendu était positif. J’ai eut la chance de le faire dans un grand labo et donc d’avoir les résultats dans la journée. Donc j’ai pris rendez vous chez un médecin généraliste. Il était bien mais il m’a orienté vers un cabinet de gynécologues pas loin disant que ça pouvais être plus simple vu qu’elles faisaient les échographies en même temps.

Il c’est avéré que c’était une TRÈS mauvaise idée. La gyneco n’a jamais compris que je garde le bébé je pense. Elle n’arrêtais pas de me souler avec la préparation à l’accouchement etc… Comme quoi si je ne faisait pas de préparation à l’accouchement je ne saurai pas m’occuper du bébé. Oui j’aurais voulut faire une préparation haptonomie, et oui je n’ai pas eut le temps! Entre les cours à la fac, les recherches d’appartement et les achats pour le bébé avec zéro budget.

A chaque fois que je venais la voire j’angoissais. Mais en même temps je me sentais tellement mal que je pensais que c’était normal, que j’étais cinglé de le garder, que je ferai mieux de faire une fausse couche etc..;

Ce n’est pas pour rien que je suis passée de 80 à 120kg. Voire plus au moment de l’accouchement. J’étais méconnaissable tellement j’avais gonflé à cause de l’eau. Car oui j’ai fait en plus de la rétention d’eau. Je crois sans mentir que je suis arrivé dans ma chambre de clinique (donc après l’accouchement) à 150kg. Je pissais des litres et des litres de flotte!

Pendant ma grossesse j’ai passé des nuits entière à pleurer, me demandant si je ne faisait pas la plus grosse connerie de ma vie. Est ce que me copain serais toujours là a la naissance du bébé, est ce que j’arriverais à m’occuper de lui. Vu que tout le monde me disais que m’occuper de mes frères et sœurs. Et le pire c’est que je les aient tous cru. J’ai cru que je ne serais pas une bonne mère, que je ne m’en sortirais jamais, que pour être une bonne mère et bien élever son enfant on doit avoir tout préparer depuis qu’on est ado. Je serais maman à tel age, mais je serais mariée avant, j’aurais une « bonne situation », une maison etc… Donc je me sentais coupable de vouloir cet enfant, je me disais que j’aurais dut avorter, que j’étais égoïste de le garder. Je ne sais pas si c’est à cause de ça oui quoi mais ma tension était élevée chez la gyneco, et plus le terme approchait plus elle était élevée, je suis même allez pour faire un enregistrement d’une heure ou deux je ne sais plus le jour de l’anniversaire de Chéri à la clinique. Mais là elle est redescendu à la normal.
grossesse

Même sur le plan physique la grossesse à été très dur. Hormis la prise de poids j’ai eut des sciatique à répétition, des mots de tête et d’horribles brulure d’estomac. Le truc horrible qui te réveil la nuit et t’empêche de dormir, l’impression d’avoir l’estomac en feu et d’en avoir qui coule le long de la gorge.

 

Puis il a bien finit par falloir accoucher. Ça à commencé à 6h du matin le 14 aout 2008, mais fils1 devait naître le 14 SEPTEMBRE 2008! Se qui veut dire que rien n’y personne n’était près, moi la première! Je ne comprenais pas trop se qui m’arrivais. Je stressais plus que tout, car d’une on avait pas de lit pour lui et de deux je n’avais pas eut le temps de faire un seul cours de préparation à la naissance. Mais selon les sages femmes on apprend pas à accoucher se n’est pas un concours. Mouais. J’aurais quand même bien aimé avoir une idée de se qui m’attendais. Mais bon de toute façon personne n’aurais pu me préparer à CA. Une sage femme conne comme ses pieds, un anesthésiste encore plus con! La sage femme arrive et me dit  » le travail de démarre pas on va vous pauser une péridural! », « heu quoi? Mais j’ai pas mal à se point là, je n’en veut pas de la péridural! », « mais madame il faut la pauser ça va détendre le col et permettre de bien s’ouvrir », « ah ok. Bon d’accord mais on peut attendre un peut? », ‘Bon il est midi l’anesthésiste mange on vous la pause à 14h ». Pas le choix hein? 14h arrive, anesthésiste non! Il arrive vers 15h si mes souvenirs sont bon. Il fait sortir tout le monde une infirmière reste avec lui. Elle n’est pas plus maligne que les autres. Au lieu de m’aider à gérer les contractions elle me sort comme l’autre con que j’ai qu’à ne pas y penser! Oui oui vous avez bien lu! Ils n’ont jamais dut accoucher eux ça c’est sur! Ne pas penser à une contraction! Très drôle! Bon c’est pausé. Il y à juste un problème elle ne marche que d’un côté. On le refait venir mais bon bien sur ce n’est pas de sa faute hein! Re bordel et repose de la péri. Là elle fonctionne des deux côté à peut près mais vraiment pas fort.

Le travail ne s’accélère pas vraiment mais ma tension fait la con et monte à 20 si je souviens bien. Donc là c’est un peut la panique. Mais moi je ne me sent pas si mal que ça. Mais pose de la perf pour déclencher le travail. Là j’ai bien mal et la péri heu bah ça ou rien c’est pareil! J’ai beau appuyer sur le bouton ça change pas grand chose! Le col ne se dilate pas très bien donc je ne doit pas pousser même quand j’en est envie! Plus facile à dire qu’à faire. Et au moment de pousser personne ne m’avait dit comment faire du coup je ne m’y prenait pas bien je pense. Je ne sais pas trop c’était bizarre, j’avais mal mais je ne sentais plus la fin des contraction du coup bébé ne sortait pas. En plus mon utérus était encore très haut du coup il remontais après chaque poussé, une infirmière ou aide soignante ou je ne sais plus quoi à dut venir pour le maintenir en bas, vachement pratique! Mais il ne voulait toujours pas sortir! La sage femme me sort « si il ne sort pas à la prochaine on fait venir la gyneco pour la ventouse! » prochaine contraction je pousse tout se que je peut elle me fait episiotomie je hurle comme une possédée et bébé sort! Si des femmes m’ont entendut elle ont du avoir peur mais je m’en fiche! ça m’a donné une force incroyable et du coup il est sortit sans dispositif d’aide! Et pour moi c’est ça le plus important. Mais au moment de me recoudre la sage femme me pique la cuisse et m’engueule par ce que je lui dit que j’ai mal! Là j’ai cru halluciner! Selon elle je ne pouvais pas avoir mal. Bah j’ai du rêver alors…

 

naissanceOn me remonte dans ma chambre et on essaye de faire téter bébé. Mais il ne veut pas! Il ne tète pas. Il est trop fatigué, trop jeune pour téter. Il perd du poids tout les jours. Je n’es pas finit de m’inquiéter pour lui. Je suis obligée de lui donner des complément pour qu’il grossisse un tout petit peut. Car il à perdu plus que se qu’il à le droit. Je pleur encore et toujours. Par ce que je ne sais pas quoi faire, par ce que je veut rentrer chez moi, par ce que j’ai peur de ne pas être une bonne mère, par ce que j’ai peur qu’il meurt. Ah et par ce que j’ai peur de mourir moi. Ma tension ne veut pas redescendre, je suis toujours à 14-15 même avec les médicaments.  Une nuit j’ai fait une crise de nerf et la pauvre aide soignante en à pris plein la tête. Mais au moins après ils ont arrêter de passer soit les uns après les autres tout en ayant le culot de me dire qu’il fallait que je me repose. Sauf que c’est impossible quand on est dérangé toutes les heures. Soit tous en même temps et du coup il y a tellement de monde dans ma chambre que je suis presque obligée de sortir!

Pour finir une sage femme à trouvé le truc de donner un bout de sein en silicone pour que bébé puisse téter. Ça à bien marché et il enfin pu prendre le sein. J’ai enfin pu sortir, surtout pour pas que je devienne folle je pense, ils auraient bien voulut me garder mais on bien compris que c’était pas possible.

Je ne sais pas si c’est dut à tous se que je viens de raconter, ou si c’est juste son caractère mais on à toujours des problèmes d’autorité avec lui. Il  n’écoute rien, il ne veut en faire qu’à sa tête. J’ai toujours plus ou moins culpabilisé de ne pas l’avoir voulut à la base. J’ai toujours eut l’impression que je devais en faire deux fois plus par ce que j’avais penser à ne pas le garder.  Ca va un peut mieux avec ma culpabilisée mais j’y pense encore des fois quand même.

 

sortie